C’est un temps pluvieux qui nous accueille à Guilin, ‘petite’ ville chinoise de 4 millions d’habitants, à 500km au nord de Hong Kong.
Point de départ de notre périple, Guilin est encore bien loin de notre objectif. En tête de liste, la découverte des petits villages de la chine profonde, mais aussi des terrasses de riz, de la rivière Li et des alentours.
Rendez-vous avec notre contact pour se diriger vers Yangshuo en mini-van et c’etait parti pour 1h30 de route… Arrivés à destination, changement de mode de transport. Un radeau nous attendait pour nous faire profiter de la rivière Li et du décor incroyable qui la borde, avec ses fameuses montagnes en pic, imprimées sur les billets de 20 yuans.
Vélo, voiture, marche à pied, moto-taxi… les modes de transport s’enchainent, et les paysages aussi. Les terrasses de riz qu’on voyait dans les livres d’histoire sont désormais à nos pieds, après de longues heures de marche et d’étonnantes rencontres. Cette vieille dame par exemple, portant une énorme récolte de « je ne sais quoi » sur le dos, alors que le moindre village se trouvait à plus de 2h30 de marche… Ou encore les terrains de baskets entièrement recouverts d’arachides qui séchaient au soleil.
Autre expérience marquante, de passage dans un minuscule village, une bonne quarantaine de personnes chantent dansent et jouent sur ce qui semble être la place principale. Nous posons les vélos quelques mètres avant pour continuer à pied. Trompettes, repas collectifs, danses et autres chants nous encouragent à rester, jusqu’à ce que l’on aperçoive un groupe de chinois nous faire signe et rigoler… Un type se lève et viens nous voir. Un anglais, qui nous invite à nous joindre à eux.
Aucune idée de ce qu’il y peut y avoir dans leurs grandes marmites, mis à part quelques pattes de poulet que j’avais immédiatement réperées. Un peu freiné par cette découverte, je repousse l’échéance en essayant de dialoguer pour ne pas en manger, mais le dialogue se résume vite à quelques verres de baijiu bien chaud (alcool de riz), en plein soleil… Après quelques clichés, j’observe une enfant se couvrir les cheveux. Je trouve le bon moment pour la photographier, déclenche, puis la montre ensuite à l’anglais, fier du résultat. Il m’annonce alors que nous sommes à un enterrement, et qu’il serait donc préférable de ne pas prendre trop de photos… Un peu refroidis par la nouvelle, nous ne nous éternisons pas et reprenons nos vélos après quelques verres, appréciant le coucher de soleil se dissimuler derrière les montagnes.
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Reportage photo pour Shutter Clothing
Publication originale via Les Others
Memories, Chine Profonde
04
déc
