Memories - Zagreb

A peine arrivé à l’auberge de jeunesse on sentait déjà que la ville avait du bon. Murs blindés de conneries du sol au plafond (bien plus que dans n’importe quelle autre auberge), une douce odeur herbacée à l’accueil, un cocktail de bienvenue suivi de quelques Tomislav (bière locale dangereuse si consommée sans modération). Nous voilà prêts pour recevoir les conseils des jeunes de l’accueil.


Peu de temps après une meuf au style étrange, qui semblait faire partie du staff de l’auberge, nous propose une soirée dans un bunker en périphérie de la ville. On jette un oeil au fly, on check l’adresse sur Google et on tombe sur une espèce de micro-maison abandonnée conçue pour contenir (en temps normal) maximum 10 personnes. On a préféré garder nos kunas (monnaie locale) et opter pour une sortie plus classique en ville.

A Zagreb on pourrait croire que tout est conçu pour faire la fête et se coller une petite race tranquille, sans éclater son portefeuille. Petits apéros jazz chez Renato en plein centre ville, soirées underground dans une usine désaffectée, concerts, soirées étudiantes, peu importe où et quand, tout est ouvert à tout le monde et vraiment pas cher, quand c’est pas gratuit. La Tomislav encore une fois, ne coute qu’un euro mais fait plutot plaiz, une bière tout à fait respectable, vêtue d’une belle robe ambrée, d’un caractère prononcé et de… (ok j’arrete là)


En dehors des soirées, de belles rencontres urbaines aussi, avec le mur de graffiti sur plusieurs centaines de mètres, The Sheepest (probablement passés pas longtemps avant nous dans la capitale, car les collages semblaient encore tout frais), la visite en avant première de l’usine qui accueille aujourd’hui le musée de l’automobile de Zagreb, encore en construction à l’époque, mais avec déjà quelques voitures et les fondateurs (merci Valentina), pas mal de découvertes street art aussi et beaucoup de bonne bouffe. On a même remporté un record de nourriture ingurgitée dans un resto local. Un plat pour 2 avec 1kg de viandes diverses, dont les fameux ćevapčić (spécialité bosniaque), bien gras, et bien-sûr les accompagnements. Le tout dans le seul et unique estomac de notre Big Ben. Bravo à lui, ils lui ont même payé une pinte pour le féliciter.






* * *
Reportage Photo pour Shutter Clothing